Le Passé... sous vos pieds

Merveilles et trésors disparus

Aux quatre coins de la France, sous vos pieds ou à votre porte, à l'emplacement de routes, de supermarchés ou d'immeubles, les vestiges de notre passé sont souvent invisibles.

ArchéOdyssé vous propose de vous les faire connaître et vous emmène remonter le temps près de chez vous : en route !

Et n'oubliez pas, retrouvez beaucoup d'autres sites disparus sur la Machine à Remonter le Temps !

Cussy (14) - La Pointe

Un habitat de l'âge du Bronze

L'habitat de l'âge du Bronze (transition IIe-Ier millénaire av. J.-C.) est caractérisé par deux bâtiments sur architecture en bois, et de diverses fosses relativement éparses et sans organisation particulière. Des éléments de torchis rappellent que le mode de construction des bâtiments est la terre crue.

Le mobilier céramique associe des formes assez simples liées aux activités culinaires et à la consommation. Certaines sont décorées assez simplement à l'aide d'un cordon avec décors digités.

L'habitat correspond au modèle d'habitat ouvert, qui peut s'étendre au-delà des limites des travaux.

Contexte de la découverte : Sauvetage avant l'aménagement du contournement de BayeuxFouille : Cyril Marcigny, Inrap, 1997Illustration et source : Cyril Marcigny, Emmanuel Ghesquière - Un habitat Bronze final à Cussy « La Pointe » (Calvados), revue Archéologique de l'Ouest, 15, 1998Lien utile

Saint-Georges-les-Bains (07) - Villa de Mars

Une grande villa gallo-romaine et ses mosaïques

Diverses découvertes anciennes lors de travaux ont révélé la présence d'une grande villa gallo-romaine. Une mosaïque encore en place témoigne de l'existence d'espaces richement décorés. Les motifs géométriques permettent de dater cette mosaïque du IIe s. apr. J.-C. Un grand bassin, des éléments de colonnades, des éléments en marbre et l'ampleur des vestiges indiquent qu'il s'agit d'un très riche centre de domaine, aux mains d'un notable gallo-romain et occupé jusqu'à la fin de l'Antiquité. Si on n'a identifié aucun espace lié aux productions (agricoles, viticoles, élevage, etc.), on peut penser que cette partie de la villa (appelée aussi pars rustica) se situe à peu de distance, dans un secteur où des surveillances archéologiques n'ont pas été menées.

Contexte de la découverte : Sauvetage urgent (découverte fortuite d'une mosaïque)Fouille : Eric Durand, AFAN, 1991-1992Illustration et source : Eric Durand - La villa gallo-romaine de mars à Saint-Georges-les-Bains, Ardèche Archéologie, 11, 1994Lien utile

Châteauneuf (73) - Fanum des Boissons

Un sanctuaire dédié à Limetus

Ce temple d'un type particulier est situé dans une petite agglomération de la Combe de Savoie, dans un secteur marqué par le passage de la grande voie qui reliait l'Italie à la Vallée du Rhône. Le temple est situé immédiatement d'un petit théâtre rural, et est peu éloigné de thermes, rares édifices bien documentés de l'agglomération.

Le fanum est rectangulaire (20 m x 10 m), marqué par un sol en béton. Il accueillait deux cella (chapelles dédiées aux divinités) organisées de façon symétrique mais de dimensions distinctes.

Ces deux cella étaient délimitées par des murs, eux-mêmes décorés de peintures murales, à l’extérieur au moins : de très nombreux graffitis gravés dans des fresques trouvées en dehors des chapelles (les fidèles ne pouvaient y entrer) indiquent la divinité vénérée dans ce temple : Mercure, Maïa, Auguste et Rome et surtout un dieu local, Limetus. Une inscription scellée dans le sol du temple rappelle d'ailleurs que ce dernier était principalement dédié à cette divinité.

On peut imaginer que ce sanctuaire, à proximité d'une axe très important, était fréquenté à la fois par les populations locales et par les voyageurs de passage, qui pouvaient remercier les dieux des montagne pour avoir traversé les Alpes ou pour invoquer leur protection avant de commencer la traversée des massifs qui mènent en vallée d'Aoste !

Contexte de la découverte : Sauvetage avant la construction de l'autorouteFouille : Christian Mermet, 1978-1986Illustration et source : Christian Mermet - Le sanctuaire gallo-romain de Châteauneuf (Savoie), Gallia, 50, 1993Lien utile

Isle-Aumont (10) - Butte d'Isle-Aumont

2500 ans d'occupation d'un site de hauteur

Les fouilles menées sur la butte, à proximité de l'église, ont révélé de nombreuses traces d'une occupation dense et riche qui remonte au 1er millénaire av. J.-C. :

- des habitations du Premier âge du Fer (800-450 av. J.-C.);

- un habitat groupé gaulois des derniers siècles av. J.-C., peut-être fortifiée, de type oppidum ;

- un monument important gallo-romain sous l'église, peut-être un temple richement décoré ;

- une grande nécropole mérovingienne (Ve-VIIIe s. apr. J.-C.) : 864 tombes retrouvées, dont 500 en sarcophage ;

- un cimetière d'époque carolingienne regroupant environ 600 tombes;

- des habitations du Moyen Âge, assez mal datées, accompagnées de nombreux silos pour le stockage des grains;

Le lieu est occupé durant tout le Moyen Âge : donjon des comtes de Champagnes et église paroissiale, château dès le XIIe s. et prieuré bénédictin à partir du XIIIe s. et jusqu'au XVIe s. : un site rare qui témoigne d'une occupation importante durant plus de 2500 ans !

Fouilles par Jean Scapula, années 1940Illustration et source : Jean Scapula - Fouilles de la Butte d'Isle-Aumont (Aube), Gallia, 8, 1950Lien utile

Feurs (42) - Forum des Ségusiaves

Forum / place centrale de la ville romaine de Forum Segusiavorum

Le forum, place principale des chefs-lieux de cité romaine, occupe un très vaste espace compris entre les rues du 8 mai, Gambetta et Saunerie. Les nombreuses observations réalisées depuis le XIXe s. et surtout depuis une surveillance archéologique des travaux rigoureuse depuis les années 1970, ont conduit à identifier les principaux éléments qui constituent cet espace, lieu des activités commerciales, politiques et collectives de la cité. On trouve ainsi la place publique bordée de portiques et de boutiques, une basilique (bâtiment allongé quadrangulaire pour les rassemblements et activités de commerce) et une curie (lieu des assemblées et des décisions politiques). A une extrémité se trouve un podium porté par des galeries (cryptoportiques), l'ensemble soutenant le temple principal, dont on peut penser qu'il était dédié à l'empereur.

Contexte de la découverte : divers travaux depuis le XIXe s.Illustration et source : Paul Valette et Vincent Guichard - Le forum gallo-romain de Feurs (Loire), Gallia, 48, 1991Lien utile

Colmar (68) - Riedwihr

Tumulus de la fin de l'âge du Bronze/1er âge du Fer

Ce vaste tertre de 40 m de diamètre, assez peu élevé (55 cm conservés) correspond à une très importante tombe de la fin du Ier millénaire et des premiers siècles av. J.-C. Elle s'intègre dans une nécropole qui comprend plusieurs tombes similaires. Dans l'aire comprise par le fossé circulaire qui entoure le tertre, ce sont 34 sépultures qui ont été retrouvées. Elles peuvent correspondre à des proches ou à la famille du défunt principal, inhumé au centre du tumulus. Cette tombe contenait les restes d'un personnage accompagné d'un poignard en bronze, qui marque probablement son rang élevé au sein de la communauté.

Contexte de la découverte : vestiges menacés par les travaux agricolesFouille par l'équipe archéologique de Colmar, 1985-1989Illustration et source : Charles Bonnet et al. - Le tumulus I de Colmar-Riedwihr (Haut-Rhin), Gallia, 48, 1991Lien utile

Douarnenez (29) - Plage du Ris

Base d'une statue de Neptune

Cette base de statue a été découverte sur la plage du Ris : le bloc servait jusque là… de siège pour les promeneurs !

Le bloc quadrangulaire (50 xm x 30 cm), assez abimé, porte une inscription : il s'agit d'une dédicace à Neptune, divinité de la mer et des océans, par un important personnage, Caius Varenius Varus, de la corporation des naviculaires : un collège regroupant les navigateurs et compagnies qui pratiquaient le commerce maritime. Si on ignore où se trouvait initialement la statue (qui n'a jamais été retrouvée), on peut penser que cette corporation importante, qui devait assurer le trafic maritime sur les côtes d'Armorique, essayait de s'assurer de la protection du principal dieu des océans pour leurs activités.

Contexte de la découverte : découverte fortuite par H. Waquet, 1948Illustration et source : Pierre Merlat - Note sur une base consacrée à Neptune, trouvée près de Douarnenez (Finistère ), Gallia, 10, 1952Lien utile

Vanves (92) - 20 rue de la République

Quartier urbain gallo-romain et four de potier mérovingien

La fouille a mis au jour une partie de bâtiment de l'agglomération romaine de Vanves. Une pièce chauffée et deux pièces en enfilade, très soigneusement construites, pourraient appartenir à une maison luxueuse (domus) ou à un édifice public.

A la fin de l'Antiquité, ce bâtiment est partiellement ruiné, et les matériaux de construction récupérés. Le lieu est également réoccupé sous une autre forme, abritant peut-être une activité de boucherie, comme le montrent les nombreux restes osseux et les traces de découpe.

Au début du Moyen Âge, un four est installé dans les ruines (VIIe s. apr. J.-C.). Il s’agit d'un four pour la fabrication de de céramique, dans un quartier connu pour son activité potière dès l'époque romaine. Les céramiques mérovingiennes fabriquées dans ce four sont des pots de types assez standards et des coupes.

Contexte de la découverte : projet immobilierFouille Antoine Nadeau, Evéha, 2010Illustration et source : Étienne Jaffrot et Antoine Nadeau, « Une activité potière du viie siècle au 20 rue de la République à Vanves (Hauts-de-Seine) », Revue archéologique du Centre de la France, Tome 51 | -1, 189-216Lien utile 1

Hures-la-Parade (48) - Les Hérans

Un coffre funéraire gallo-romain en plomb

Lors de travaux de plantation d'arbres, un coffre en plomb cubique a été découvert. Sa partie supérieure et son couvercle ont malheureusement disparu, probablement détruits ou volés lors d'un pillage ancien. Posé sur un lit de cailloux, ce coffre abritait à l'origine les restes d'une crémation. Les plaques de plomb étaient décorées. L'urne qui contenait les restes incinérés du défunt a disparu, de même que tout objet et la plupart des offrandes qui avaient été déposées dans la tombe. 11 monnaies et quelques fragments de céramique ont toutefois été préservées, permettant de dater cette sépulture d'après 139 apr. J.-C. (date d'émission de la monnaie la plus récente).

Contexte de la découverte : plantation d'arbresFouille Gilbert Fagès, 1976Illustration et source : Gilbert Fages - Le caisson en plomb des Hérans, Hures-La Parade (Lozère), Revue Archéologique de Narbonnaise, 1980Lien utile 1

Aspiran (34) - Villa de Saint-Bézard

Un grand domaine viticole gallo-romain

Cette grande villa est le centre d'un domaine en partie consacré à la culture de la vigne. Elle a été fondée par Q. Iulius Pri(…) au Ier s. av. J.-C. (le nom est connu par des timbres sur des amphores et des dolia/jarres).

La villa est en forme de U, les bâtiments organisés autour d'une grande cour bordée d'une galerie. On y trouve pièces liées à l'habitat, thermes privés et un grand chai destiné à produire et stocker le vin. Les thermes sont dotés des pièces habituelles pour le bain, ainsi qu'une piscine.

A l'extérieur de la villa, un complexe est lié à la production de céramique (vaisselle, amphores, matériaux de construction, dolia/jarres).

On trouve également, dans cette grande villa occupée jusqu'à la fin de l'Antiquité, une massive tour-grenier et un petit temple lié aux cultes familiaux.

Contexte de la découverte : fouille programmée, depuis 2009Fouille Stéphane Mauné, CNRSIllustration et source : Stéphane Mauné, B. Durand, Ch. Carrato et R. Bourgaut, « La villa de Quintus Iulius Pri(…) à Aspiran (Hérault). Un centre domanial de Gaule Narbonnaise (ier-ve s. apr. J.-C.) », Pallas, 84 | 2010, 111-143Lien utile 1

Antran (86) - Les Ressinières

Un dépôt de vases du Néolithique

Lors de la réalisation de tranchées de diagnostic avant l'aménagement d'une ZAC, un dépôt de vases du Néolithique a été retrouvé. Trois vases étaient juxtaposés, un quatrième un peu à l'écart. Ce petit dépôt, daté autour du Ve-IVe millénaire av. J.-C., est complètement isolé, et aucun vestige de la même époque n'a été observé à proximité. Si sa fonction n'est pas certaine, il pourrait s'agit d'une tombe, dont aucun élément osseux n'a été conservé.

Contexte de la découverte : aménagement d'une zone d'activitésFouille Inrap, Jérôme Rousseau, 2002Illustration et source : Jérôme Rousseau - Un dépôt de vases du Néolithique moyen aux Ressinières, commune d'Antran (Vienne) : une coupe à socle de tradition septentrionale en Centre-Ouest, RAO, 22, 2005Lien utile 1

Béziers (34) - ZAC de la Domitienne

Un four de fabrication de céramique du VIe-IVe s. av. J.-C.

Ce four de fabrication de céramique a été découvert lors d'une opération préalable à la construction d'une ZAC. Il est daté de l'âge du Fer (VIe-Ive s. av. J.-C.).

Similaire à un four observé dans le centre de Béziers dans les années 1980, ce four était utilisé pour la fabrication de pithoi : ces récipients étaient utilisés pour le liquide, notamment pour la vinification dans le sud de la Gaule. Il s'agit de grandes jarres, assez proches de ce que seront, plus tard, les dolia romains.

Contexte de la découverte : aménagement d'une zone d'activitésFouille Claude Olive, Daniela Ugolini, et al. 2001Illustration et source : Olive Christian, Ugolini Daniela, Ratsimba Antoine, Jandot Céline, Wiégant JeanPaul. Un four de potier de l’âge du Fer pour la cuisson de pithoi à Béziers (Hérault) : production, diffusion et fonction du pithos dans le Midi (VIe-IVe s. av. J.-C.). In: Gallia, tome 66, fascicule 2, 2009. Archéologie de la France antique. pp. 29-57.Lien utile 1

Albi (81) - La Maladrerie

Cimetière du début du Ier millénaire av. J.-C.

Cette nécropole, connue par diverses observations, a été partiellement fouillée en 1977 lors de la création d'un résidence.

12 sépultures ont été découvertes (mais le cimetière comprend davantage de tombes). Leur organisation ne dépend pas de la période d'utilisation, mais d'autres critères (regroupements familiaux, sociaux ?).

Les tombes sont matérialisées par des fosses creusées dans le sol, dans lesquelles ont été déposée une urne en céramique contenant les restes incinérés du défunt. Seul l'un de ces vases avait encore une petite dalle servant de couverture. D'autres vases ont été déposés dans la tombe, sans doute contenant des offrandes (nourriture). Quelques objets métalliques, non brûlés, sont également des dépôts après incinération : colliers, bracelets, épingles, pince à épiler, rasoir en bronze ou en fer principalement.

Contexte de la découverte : construction d'une résidenceFouille André Müller et Jean Lautier, 1977Illustration et source : Muller André, Lautier Jean. La nécropole de la Maladrerie à Albi (Tarn). In: Documents d'Archéologie Méridionale, vol. 18, 1995. pp. 7-24Lien utile 1

Bonneuil-en-France (95) - Aéroport du Bourget

Cimetière gaulois et village mérovingien et carolingien

Cette fouille menée sur 90 000 m² a montré la présence de trois grandes occupations bien différentes :

- un enclos circulaire (sépulture ?) de l'âge du Bronze

- une nécropole (cimetière) de la période gauloise/âge du Fer (IVe-IIIe s. av. J.-C.). Ce sont 44 tombes qui ont été découvertes, inhumées dans des fosses. Plusieurs d'entres elles recelaient des armes : épées en fer, fers de lances, boucliers. Tous ces objets donnent de précieuses indications sur les pratiques funéraires de cette période.

- un vaste village occupé entre le Ve s. et le XIe s. apr. J.-C. (époques mérovingienne et carolingienne). Les vestiges sont très abondants et permettent de reconstituer l'organisation générale du village et son évolution au fil des siècles : chemins bordés par des fossés, enclos délimitant des parcelles, bâtiments sur poteaux en matériaux périssables, fours isolés ou groupés (cuisson du pain, grillage des céréales ou même activités artisanales), plus de 700 silos pour stocker le grain, et de très nombreux objets de la vie quotidienne (céramique, outils, une flûte en os, etc.).

Quelques sépultures ont également été retrouvées, dont deux dans des silos.

Contexte de la découverte : aménagement d'une zone d'activitésFouille Evéha, resp. Cyrille Ben Kaddour, 2016-2017Illustration : Google Earth; Le ParisienLien utile 1 Lien utile 2

Meistratzheim (67) - Almendplatz

Sépulture néolithique, habitat de l'âge du Bronze, ferme gauloise

La fouille a montré la présence d'une sépulture du Néolithique, qui remonte à 6 600 ans. Elle abritait les restes d'une femme enterrée avec un pot en céramique et une lame en silex.

Quelques traces d'un habitat de la fin de l'âge du Bronze (1350-850 av. J.-C.) ont également été observées (dépotoirs)

Surtout, c'est un habitat gaulois qui a été repéré, compris dans un enclos délimité par un fossé. Plusieurs bâtiments sur poteaux, des bâtiments semi-enterrés, peut-être des celliers (pour stocker des vivres) et un puits permettent de bien comprendre cette ferme des derniers siècles av. J.-C.

Contexte de la découverte : construction d'un lotissementFouille INrap, resp. Cécile Veber, 2017Illustration : Google EarthLien utile

Lestrem (62) - ZAC des Mioches

Habitat gaulois et gallo-romain, vestiges de la Seconde guerre Mondiale

La fouille réalisée avant l'aménagement d'un lotissement a livré les vestiges de trois périodes différentes :

- un grand enclos délimité par trois fossés parallèles, qui abrite une occupation gauloise (250-150 av. J.-C.). L'enclos est occupé par différents bâtiments sur poteaux, qui correspondent aux espaces d'habitation, de travail et de stockage.

- un enclos de l'époque romaine, associé à des fossés qui délimitent des parcelles. La présence de scories (résidus de réduction du métal) indique que des activités métallurgiques étaient pratiquées. Une vingtaine d'incinérations marque une petite nécropole domestique, réservée à la communauté qui habitait cette ferme.

- la Seconde guerre Mondiale a également livré de nombreux vestiges : impacts d'obus, piquets de barbelés, quelques petites tranchées en forme de W, objets de la vie quotidienne des combattants les restes distincts d'un soldat anglais et d'un cheval encore ferré

Contexte de la découverte : aménagement d'un lotissementFouille Archéopole, resp. Hélène Duvivier, 2014-2015Illustration : ArchéopoleLien utile

Bulles (60) - Saine-Fontaine

Un cimetière mérovingien

Découvert lors de travaux agricoles, ce cimetière mérovingien a livré plus de 150 tombes. Il a été utilisé aux VIe-et VIIe s. apr. J.-C. On y constate la rareté des sarcophages, plutôt courants pour cette période. La plupart des défunts ont été enterrés seuls, mais quelques sépultures doubles ou triples ont été découvertes. Pour la plupart, les défunts ont été enterrés dans un cercueil en bois (présence de clous et de fibres de bois) ou en pleine terre. Dans le fond de certaines tombes, des restes d'herbe et de petites graines suggèrent la présence d'une litière pour y déposer le défunt.

L'étude des squelettes montre que le cimetière contient les défunts d'une communauté (village ?) : présence d'hommes, de femmes, de gens décédés à des âges variables (dont des enfants).

De façon générale, toutes les tombes sont orientées est-ouest (la tête à l'ouest). Une petite zone a livré des tombes d'enfants, qui sont orientées, pour leur part, nord-sud.

Les offrandes déposées avec les morts (enterrés habillés) sont assez nombreuses : bijoux, armes, pièces de monnaies anciennes (gallo-romaines) et contenant en céramique. On trouve également, chose assez rare, de magnifiques verreries.

Contexte de la découverte : fouilles des années 1960-1970Illustration et source : Yves et René Legoux - Le cimetière mérovingien de Saine-Fontaine (Oise), RAP, 1974Lien utile

Saint-Vulbas (01) - Parc Industriel de la Plaine de l'Ain

Cimetière de l'âge du Bronze

La fouille a montré l'existence de trois grands enclos délimités par des fossés. Ces enclos sont de forme quadrangulaire avec des angles arrondis. Ils ont une longueur de 13 à 17 m et une largeur de 10 à 13 m. Dans deux de ces enclos, le fossé est interrompu : il s'agit d'une entrée.

Deux enclos plus petits (5 à 7 m de côté)ont été aménagés autour des plus grands. Ils sont circulaire pour l'un et quadrangulaire pour l'autre. Deux sépultures à inhumation ont également été découvertes.

L'ensemble de ces vestiges correspond à une petite nécropole, même si les restes des défunts ont totalement disparu dans les enclos. Ces monuments funéraires sont datés de la fin de l'âge du Bronze (fin du IIe millénaire/début du Ier millénaire av. J.-C.).

Contexte de la découverte : aménagement d'un parc industrielFouille Anne Duny, Paleotime, 2016Illustration : Google EarthLien utile

Roquefort-les-Pins (06) - La Source du Noyer

Un équipement de soldat gaulois

En bordure du petit fleuve côtier du Loup, et à proximité d'une source, au pied d'une petite falaise, des travaux agricoles ont mis au jour une pointe de javelot en fer, une paire de cnémides et un bracelet en bronze. L'ensemble est daté du VIe s. av. J.-C. Les cnémides (jambières) sont incurvées et des perforations permettaient de les lacer.

L'ensemble de cet équipement se rapporte à l'équipement du fantassin. Il ne semble pas que ces objets proviennent d'une tombe, ni d'un trophée (armes du vaincu entassées), comme cela se pratiquait à cette époque. Peut-être s'agit-il, à travers le dépôt symbolique de l'armement du guerrier, de marquer les limites d'un territoire.

Contexte de la découverte : travaux agricoles, en 1878Illustration et source : Bernard Dedet, Georges Marchand - Deux dépôts avec armes du VIe s. av. J.-C. en Provence orientale : les Clues de Verdaches à Auzet (Alpes-de-Haute-Provence) et la Source du Noyer à Roquefort-les-Pins (Alpes-Maritimes), Gallia, 66-2, 2009Lien utile

Mellecey (71) - Marloux

Un relais de bord de voie romaine ?

Les fouilles des années 1940 ont mis au jour un ensemble de bâtiments et un abondant mobilier (céramique, objets en métal).

Située à proximité de la voie d'Agrippa, cette occupation pourrait être un petit relais située en bordure de voie, ou d'un établissement rural qui tirait bénéfice du passage (accueil, ravitaillement).

De la céramique de la fin de l'âge du Fer laisse penser qu'une occupation gauloise a précédé l'implantation des édifices gallo-romains.

Contexte de la découverte : fouilles en 1942-1943Illustration et source : Henri Desaye - Louis Armand-Calliat - Les fouilles de Marloux ( Saône-el-Loire) en 1943, Gallia, 2, 1944Lien utile

Saint-Aubin-sur-Mer (14) - Cap Romain

Une grande villa littorale gallo-romaine

Le suivi des travaux de fortification du Mur de l'Atlantique a permis d'observer les vestiges d'une grande villa littorale.

La villa dispose d'une grande galerie de façade flanquée de deux pièces d'angle. Un bâtiment thermal, avec bassins en abside, a été également identifié, un peu à l’écart de la villa, de même qu'un temple.

Les travaux ont également livré une exceptionnelle statue gauloise de femme assise. Elle provient du fanum (temple), et plus précisément d'un puits, dans lequel elle avait été jetée, déjà brisée en 6 morceaux. La statue est aujourd'hui conservée au Musée de Normandie.

Contexte de la découverte : travaux de fortifications du Mur de l'AtlantiqueIllustration et source : Eugène Eblé - Découvertes à Saint-Aubin-sur-Mer (Calvados), Gallia, 6-2, 1948Lien utile

Ars-en-Saintonge (16) - Chemin des Prés

Maison du Néolithique et habitat gallo-romain

La fouille menée en 2016 a conduit à identifier deux occupation bien différentes :

- une maison du Néolithique, en forme d'amande et construite sur des poteaux, longue de presque 14 m et large de près de 4 m. L'occupation remonte au IIIe millénaire av. J.-C. (Néolithique final/Bronze ancien)

- un grand enclos presque carré (60-70 m), délimité par un fossé, et daté de la période romaine. L'espace était cloisonné par un fossé, et occupé par au moins deux bâtiments sur poteaux et un puits. L'ensemble correspond à une petite ferme comme les campagnes romaines en comptaient de nombreuses.

Contexte de la découverte : construction d'un bâtiment industrielFouille : Alexandre Lemaire, Archeodunum, 2016Illustration : Google Earth Lien utile

Saillans (26) - La Maladrerie

Une dédicace à un aristocrate gallo-romain

Lors du creusement d'une tranchée, une grande inscription de marbre blanc ( 1,36 m x 1,04 ml) a été découverte. Elle comporte un texte latin dont les lettres ont une hauteur de 20 à 27 cm.

Le texte est le suivant : A Aulus Pompeius Fronto, fils de Sextus, de la tribu Voltinia, les Voconces (ont fait ce monument).

Le texte rappelle que l'inscription (et le monument dans lequel elle figurait), a été offerte par le peuple des Voconces, qui correspond à la cité qui avait la particularité (rare) d'avoir deux capitales : Die et Vaison. On ignore la raison pour laquelle un important édifice a été dédié à ce personnage, sans doute un membre de l'élite qui avait beaucoup fait pour la cité. Datée du début du Ier s. apr. J.-C., fabriquée dans du (très précieux) marbre de Carrare, elle était intégrée dans un édifice circulaire de 11 à 13 m de diamètre implanté en bordure de la grande voie qui reliait la vallée du Rhône à l'Italie.

Contexte de la découverte : travaux en 1982Illustration et source : Henri Desaye - Une inscription inédite de Saillans (Drôme), Gallia, 42-2, 1984Lien utile

Vaux-sur-Mer (17) - ZAC du Cormier

Une nécropole de l'âge du Bronze et de l'âge du Fer

Lors de la fouille menée en 2014, une série d'enclos a été découverte. 14 enclos circulaires délimités par des fossés ont été observés (diamètre de 7 à 18 m). Tous ont une interruption marquant une entrée. La fonction funéraire ou cultuelle est probable, mais si aucun élément clair ne le confirme. Les éléments de datation rattachent ces enclos à plusieurs périodes entre la fin de l'âge du Bronze (1 000-800 av. J.-C.) et l'époque gauloise (IIe s. av. J.-C.).

Sept enclos quadrangulaires ont été fouillés. Ils ont des caractéristiques identiques, et leur utilisation se place dans une chronologie identique.

Contexte de la découverte : aménagement d'une ZACFouille Patricia Bougeant, Evéha, 2014Illustration : Google Earth

Vaux-sur-Mer (17) - ZAC du Cormier

Un village du début du Moyen Âge

La fouille a montré la présence de nombreux bâtiments construits sur une ossatures en bois (poteaux), des silos pour le stockage (grandes fosses creusées dans le sol) et des fossés. Ces derniers servaient à la fois à organiser les espaces et à drainer les eaux de ruissellement du versant. Parmi les bâtiments, on distingue des habitations, des petits greniers surélevés sur poteaux et divers bâtiments de fonction indéterminée (annexes agricoles ?).

L'occupation débute au début du VIIe s. apr. J.-C. et le site est abandonné au IXe s. L'ensemble correspond à une partie de village.

Contexte de la découverte : aménagement d'une ZACFouille Damien Delage, Hadès, 2014Illustration : Google Earth

La Côte-Saint-André (38) - Char de la Côte-Saint-André

Une sépulture aristocratique celte

Lors de travaux, des ouvriers ont épierré un tas de cailloux et mis au jour quatre roues en bronze, des éléments de tôle du même métal et un grand vase en bronze également.

Ces éléments correspond à une tombe contenant un char et divers dépôts, recouverts ensuite d'un grand tertre de blocs et de terre (tumulus). Il s'agit d'une tombe d'époque celtique, datée de la fin de l'âge du Bronze (1300-800 av. J.-C.). Ce type de tombe était réservée à une élite, comme le montre la présence d'éléments coûteux. Ces éléments sont aujourd'hui conservés au Musée gallo-romain de Lyon.

Contexte de la découverte : travaux en 1888Illustration : Pline, CC BY-SALien utile
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Cadeilhan (32) - Villa de La Tasque

Une grande villa gallo-romaine

Les fouilles réalisées entre 1947 et 1952 ont exhumé une partie d'une grande villa gallo-romaine, bâtie vers la fin du Ier s. apr. J.-C. et occupée jusqu'au IVe s.

La partie mise au jour suggère un plan assez classique : les bâtiments étaient organisés autour d'une cour, séparant les parties résidentielles et d'exploitation. L'aile nord permet de saisir la grandeur de l'édifice (75 m x 14 m).

La partie découverte correspond à une partie des pièces résidentielles, richement décorées de mosaïques. Il s'agit en partie de pièces d'apparat et de réception, dont le développement est typique des villas de la fin de l’époque romaine.

Contexte de la découverte : fouillesFouilles Mary Larrieu et Yves Le Moal, 1947-1952Illustration : Mary Larrieu, Yves Le Moal - La villa gallo-romaine de la Tasque à Cadeilhan-Saint-Clar (Gers) , Gallia, 11-1, 1953Lien utile

Amboise (37) - La Boitardière

Occupation romaine et village carolingien

Cette grande fouille (75 000 m²) a livré les vestiges de deux occupations bien distinctes :

- une cave, des bâtiments sur poteaux et un système de fossés, ainsi que quelques sépultures appartiennent à une occupation gallo-romaine (Ier-IIIe s. apr. J.-C.) . Il pourrait s'agit d'un espace qui dépend d'une villa située hors de la zone de fouille. L'une des tombes a livré des clous, seuls vestiges de chaussures que portait le défunt ou qui étaient déposées dans la sépulture.

- un habitat groupé d'époque carolingienne, caractérisé par des bâtiments construits sur une ossature en bois, des fossés et enclos, des silos pour le stockage du grain.

Des indices d'une occupation d'époque mérovingienne (VIe-VIIe s. apr. J.-C.) ont également été trouvés (céramique)

Contexte de la découverte : aménagement d'une Zone d'ActivitésFouilles Evéha, 2019-2020Illustration : La Nouvelle République

Châteaubernard (16) - Bellevue

Une série d'enclos gaulois

La fouille a mis en évidence une série de 10 enclos de forme circulaire ou carrés. Ils étaient délimités par des fossés. En l'absence de tout os humain, la fonction funéraire habituellement associée à ce genre d'enclos n'est pas certaine. L'hypothèse d'une fonction cultuelle peut également être émise.

La chronologie de l'utilisation du site repose sur le mobilier céramique et des datation par le C14 : les enclos remontent à une période comprise globalement entre le Ve et le IIe s. av. J.-C. La présence d'un habitat important à proximité est probable.

Contexte de la découverte : création d'un parc d'activitésFouilles Guillaume Seguin, Archéosphère, 2010Référence & Illustration : Guillaume Seguin, Katinka Zipper - Le groupement d’enclos fossoyés de Bellevue à Châteaubernard (Charente), Aquitania, 32, 2016Lien utile

Puylaurens (81) - la Plaine

Une grande ferme gauloise et un cimetière du Moyen Âge

Les travaux ont mis au jour un vaste enclos de 105 m de côté délimité par un grand fossé. On y trouve plusieurs bâtiments construits sur poteaux (murs en terre et couverture en matériaux périssables), deux puits et une série de palissades qui délimitaient l'espace (habitat, zones de travail, zones cultivées et pâturées). Cette ferme gaulois est occupée aux IIe-Ier s. av. J.-C. et n'est plus fréquentée à l'époque romaine.

Après une longue période d'abandon, une partie de l'enclos est utilisée comme cimetière à partir du VIIIe s. apr. J.-C. et jusqu'au Xe s. (plus de 400 sépultures).

Contexte de la découverte : aménagement de la rocade de PuylaurensFouilles Laurent Grimbert, Inrap, 2006Référence & Illustration : Laurent Grimbert - Les Gaulois sont dans la PlaineL’occupation du second Âge du Fer du site de Puylaurens“La Plaine” (Midi-Pyrénées, Tarn), Actes du XXXie colloque de l'AFEAF, Chauvigny, 2007. Lien utile

Richelieu (37 - Le Poteau

Un petit cimetière mérovingien

Cette petite nécropole mérovingienne (VIIe s. apr. J.-C.), utilisée assez brièvement, est sans doute à rattacher à un habitat proche. Les 35 inhumations indiquent des pratiques assez variées : sarcophages de pierre, coffrage en bois, double contenant, pleine terre. Toutes ont une orientation similaire, à l'exception de trois (divergence mineure d'orientation). Le mobilier déposé auprès des défunts comprend des fibules, des perles et des anneaux, mais seulement dans quelques sépultures. La localisation de ces objets par rapport aux corps suggère la présence d'habits qui ont totalement disparu.

Contexte de la découverte : aménagement d'un giratoireFouilles Philippe Blanchard, Inrap, 2002Référence & Illustration : Philippe Blanchard, Patrice Georges - La nécropole mérovingienne du "Poteau" à Richelieu (Indre-et-Loire) : apports chrono-typologiques, Revue Archéologique du Centre de la France, 43, 2004Lien utile

Laneuveville-devant-Nancy (54) - La Madeleine

Un atelier de production de céramique sigillée

De nombreuses découvertes lors de travaux placent à La Madeleine un atelier de production de céramique sigillée. Cette céramique rouge brillante a ses origines en Italie. Elle a ensuite été produite en quantités quasi-industrielles en Gaule du Sud (La Graufesenque, près de Millau) et dans le centre de la France (notamment autour de Lezoux).

L'étude des découvertes anciennes permet à la fois d'identifier le type de récipients produits à La Madeleine (coupes moulées à décors par exemple), mais également les potiers qui travaillaient dans cet atelier : en effet, la sigillée tient son nom du latin sigillum (le sceau) : les potiers marquaient en effet leurs production de leur nom !

Contexte de la découverte : divers travaux depuis le XIXe siècle.Référence: Ines Rognant-Béna - Analyse critique des méthodes d’attribution des productions sigillées de l’atelier de La Madeleine (La Neuveville-devant-Nancy, Meurthe-et-Moselle), revue Archéologique de l'Est, 183, 2011Illustration : vase de sigillée, production de l'Est (AgTigress, CC CY-SA)Lien utile

Osthouse (67) - Zorn de Bulach

Une ferme du Moyen Âge

La fouille préalable à l'aménagement d'un lotissement a conduit à identifier les témoignages de plusieurs occupations :

- quelques indices d'une occupation de l'âge du Bronze final (vers 800 av. J.-C.)

- quelques indices d'une occupation du début du 2e âge du Fer (Ve s. av. J.-C.)

- quelques vestiges appartenant peut-être à une petite ferme de la fin de l'époque romaine (IIIe-IVe s. apr. J.-C.)

- un habitat rural important occupé entre le IXe et le XIIe s. : on y retrouve des cabanes excavées (semi-enterrées et appuyées sur des poteaux), des silos pour le stockage du grain, diverses fosses de stockage.

- à partir du XIIIe s., cet habitat se rétracte et devient moins important, mais il est toujours occupé

- à partir du XVIIe s., l'occupation devient peu importante et correspond sans doute à la périphérie du village.

Contexte de la découverte : aménagement d'un lotissementRéférence et illustrations : Yves Henigfeld, Edith Peytremann - Une occupation médiévale et moderne en marge du village et du château d’Osthouse (Bas-Rhin), Revue Archéologique de l'Est, 187, 2015Lien utile

Theix-Noyalo (56) - ZAC de Brestivan

Une vaste ferme gauloise et gallo-romaine

La fouille a montré l'existence d'une série d'enclos délimités par des fossés. Ces enclos délimitent dès l'époque gauloise un habitat et ses dépendances (zones de travail, pâturages, zones agricoles). L'enclos principal est occupé par l'habitation, et on y accédait par un vaste porche. On y trouve des bâtiments sur poteaux (dont des granges et des greniers).

Ce grand domaine a continué à être occupé pendant cinq siècles, et s'est progressivement modifié (entre le Ier s. av. J.-C. et le IVe s. apr. J.-C.). La transition à l'époque romaine s'est faite sans modifications importantes.

Contexte de la découverte : aménagement d'une ZACFouilles Inrap, 2018Illustration : Gilles Leroux, Inrap, CC-BY-NC-ND 04

Paris (75) - Forum de Lutèce

La place principale de la ville gallo-romaine

Le quartier situé entre les rues Cujas, Soufflot et Saint-Jacques (le cardo maximus, axe principal de la ville romaine) et le boulevard saint-Michel, correspond au forum de la ville de Lutèce. Le forum est le centre civique, religieux et commercial de la ville. Il s'agit d'une grande place flanquée de boutiques, d'espaces liés à la vie civique (basilique, peut-être curie, le lieu où se réunissaient les élus de la cité), et d'un temple probablement dédiée au culte de l'empereur.

Contexte de la découverte : divers travaux depuis l'époque moderneRéférence : Didier Busson, Paris ville antique. Guides archéologiques de la France, Editions du Patrimoine, 2001.Illustration : Jean-Claude Golvin

Arbin (73) - Mérande

Une grande villa sur la voie entre Gaule et Italie

Les fouilles du XIXe s. et des années 1970 ont livré une série d'espaces et de pièces, qui s'étendent sur une longueur de presque 300 m. On y a reconnu des pièces avec des sols en mosaïque, des thermes et pièces chauffées, des éléments de colonnades et divers bâtiments de fonction indéterminée.

Compte tenu de la surface qu'occupent les vestiges, l'hypothèse d'une petite agglomération a été émise. Pourtant, l'organisation des vestiges et la présence de nombreux éléments qui témoignent du confort et d'un certain luxe suggèrent plutôt qu'il s'agit d'une grande villa : le site de Mérande serait donc le centre d'un grand domaine qui prospérait grâce aux ressources agricoles et pastorales. La localisation à proximité de la voie entre la Gaule et l'Italie par le col du Petit saint-Bernard, la principale voie transalpine au Haut-Empire, laisse penser que la villa a aussi pu profiter de cette position : activités d'accueil des voyageurs, de ravitaillement devaient également constituer de sacrées ressources !

Contexte de la découverte : divers travaux et aménagement d'un lotissement, XIXe s. et années 1970Référence : Bernard Rémy - Arbin (Savoie), le site de Mérande (villa ou vicus ?), revue Archéologique de Narbonnaise, 35, 2002Illustration : Janine Lancha - Trois mosaïques découvertes dans une villa gallo-romaine à Mérande (Savoie), Gallia, 32/1, 1974Lien utile 1 Lien utile 2

Agris (16) - Grotte des Perrats

Cannibalisme préhistorique et sanctuaire gaulois

Découverte par des spéléologues en 1981, la grotte a fait l'objet de nombreuses campagnes de fouilles, qui révèlent une occupation longue :

  • au Mésolithique (autour de 7 000 av. J.C.), une zone de rejet/dépotoir contenant des restes humains comportant des traces évidentes de découpe. Le site est ainsi une référence pour l'étude... du cannibalisme préhistorique !

  • une occupation au Néolithique mal documentée.

  • une occupation l'âge du Bronze ancien. la grotte est utilisée pour une sépulture collective.

  • une occupation majeure au deuxième âge du Fer/époque gauloise : la grotte est un sanctuaire, identifié par un ensemble de pièces d'armement, des céramiques, et bien entendu le fameux casque gaulois en fer, argent, bronze, or et corail.

  • à partir de l'époque carolingienne, la grotte est encore occupée.

Contexte de la découverte : exploration spéléologique en 1981, fouille 1981-1994 et 2002-2008

Paris (75) - Nécropole Saint-Jacques

Une nécropole de la ville gallo-romaine de Lutèce

Cette nécropole a été utilisée au Haut-Empire (Ier-IIIe s.), et s'étendait sur près de 40 000 m². Comme dans l'ensemble du monde romain, les nécropole marquent la limite de la ville de Lutèce. Ce grand cimetière associe la pratique de l'inhumation et de l'incinération. De nombreux objets accompagnant les défunts ou les stèles utilisées pour marquer les tombes sont aujourd'hui conservés au Musée Carnavalet.

Contexte de la découverte : divers travauxRéférence : Didier Busson, Paris ville antique. Guides archéologiques de la France, Editions du Patrimoine, 2001.

Thésée (41) - La Pichonnerie

Une occupation du Néolithique au Moyen Âge

La fouille a mis au jour des indices de plusieurs périodes, qui indiquent la présence d'occupations importantes à proximité pendant plusieurs millénaires :

  • des foyers à pierres chauffées du Néolithique

  • des silos (pour le stockage des grains) et des fosses (habitat ?) du début du VIe s. av. J.-C.

  • une fosse et un puits gallo-romains

  • un fosse du Moyen Âge

Contexte de la découverte : aménagement de l'autoroute A85Fouilles Inrap, 2005Référence : Céline Landreau - Thésée, “La Pichonnerie” : les traces d’occupation du Néolithique au Moyen Âge, Atlas Archéologique de Touraine, Supplément à la Revue Archéologique du Centre de la France, 53, FERACF, Tours, 2014.Lien utile

Soyaux (16) - Champ des Rochers

Une nécropole du début du Ier millénaire av. J.-C.

La fouille a montré la présence de groupes d'enclos circulaires protohistoriques (Âge du Bronze-1er Âge du Fer) découverts lors des travaux de la rocade d'Angoulême.

Ces enclos de taille variable sont délimités chacun par un fossé circulaire. La présence d'un tertre (sépulture de type tumulus) est possible mais pas certaine. Il est possible que les deux concentrations d'enclos correspondent à deux nécropoles successives.

Contexte de la découverte : aménagement d'une routeFouilles Inrap, 2007Référence : Isabelle Kerouanton avec la collaboration de Bruno Boulestin - Au pied du Camp de Recoux, le Champ des Rochers à Soyaux (Charente)De l'occupation néolithique au complexe funéraire et/ou cultuel de la fin de l'âge du Bronze et de l'âge du Fer, Bulletin de la Société préhistorique française, 117, 1, p. 103-132.Lien utile

Faverges (74) - Sanctuaire de Viuz

Un grand sanctuaire de l'agglomération gallo-romaine de Casuaria

Le sanctuaire est délimité par un mur d'enclos maçonné qui enceint une surface d'environ 6000 m². Un grand portique desservait de multiples bâtiments : temples, chapelles, grand bâtiment avec des peintures murales, dont un décor d'échassiers et de végétaux.

Les cultes sont documentés par de nombreuses offrandes : monnaies, fragments de statues (dont un pied chaussé d'une sandale, en marbre), plaques en bronze, en or et en argent.

Ce grand sanctuaire était sur la voie qui reliait Annecy à Albertville et la voie transalpine vers l'Italie. Un fragment de trône en marbre pourrait indiquer un culte à Jupiter (parmi d'autres divinités), divinité fréquemment invoquée dans les montagnes.

Contexte de la découverte : aménagement d'une routeFouilles Inrap et Département de la Haute-Savoie, 1992-1993Illustration : Alain Piccamiglio et M. Segard - Le site de Viuz-Faverges/Casuaria (Haute-Savoie) : agglomération, sanctuaire et villa dans la cluse d'Annecy, Revue Archéologique de Narbonnaise, 38-39, 2005Lien utile

Hérouvillette (14) - Les Pérelles

Enceinte de l'âge du Bronze et habitat de l'âge du Fer et gallo-romain

La fouille réalisée avant la construction d'un lotissement a montré la présence de plusieurs occupations successives :

- une enceinte délimitée par un fossé (700 m² de surface interne) datée du Bronze ancien (début du IIe millénaire av. J.-C.), qui n'a pas livré d'autres indices (bâtiments par exemple);

- une ferme de la transition entre les 1er et 2e âge du Fer (Ve s. av. J.-C.) : un double fossé matérialise un enclos d'environ 110 m sur 90 m. L'intérieur était occupé par des bâtiments en matériaux périssables sur poteaux (habitations, greniers), des fosses diverses et des fours domestiques. L'occupation se prolongeait à l'extérieur : des fosses pour extraire le limon et fabriquer le torchis, quelques tombes et des fossés qui délimitaient les parcelles (espaces cultivés, pâtures).

- un grand habitat gallo-romain, lui-aussi délimité par un enclos constitué de fossés.

Contexte de la découverte : aménagement d'un lotissementFouilles Inrap, 2011Illustration : Chris-Cécile Besnard-Vauterin - L’occupation d’un micro-terroir de la Protohistoire à l’Antiquité : le site d’Hérouvillette « Les Pérelles » (Calvados), Revue Archéologique de l'Ouest, 2015Lien utile

Escobecques (59) - La Fin de la Guerre

Un silo isolé de La Tène

Un silo isolé a été découvert : il s'agit d'une fosse avec un fond évasé, destiné à stocker des céréales. Il est daté de La Tène ancienne, dans la première moitié du Ve s. av. J.-C.

La fouille du silo a livré de très nombreux fragments de céramique (350 pour environ 27 formes différentes) et quelques fragments de silex.

On doit imaginer que ce silo n'était pas isolé et doit appartenir à une zone de stockage, qu'on trouve en général en périphérie des habitations.

Contexte de la découverte : aménagement d'un rond-pointFouilles Inrap, 1995Illustration : Frédéric Loridant, Escobecques (Nord), « La Fin de la Guerre » : un silo de La Tène ancienne, Revue du Nord, 333, 1999Lien utile

Argelos (64) - Labarthe 2

Un habitat temporaire du Néolithique final

La fouille a livré un ensemble de foyers constitué de galets ainsi que des couches d'occupation renfermant des objets en pierre et en céramique. L''ensemble évoque une occupation temporaire du Néolithique final (autour de 2500 av. J.-C.)

Quelques indices (vases) témoignent d'une occupation du 1er âge du Fer (début du 1er millénaire av. J.-C.) difficile à caractériser.

Contexte de la découverte : aménagement de l'autoroute A65Fouilles Paleotime, 2009Illustration : Eric Thirault et al. - Le site Néolithique final de Labarthe 2 à Argelos (Pyrénées Atlantiques) : une occupation temporaire ?, Actes ds 9 Rencontres Méridionales de Préhistoire Récente, 2010Lien utile

Molinons (89) - Craises

Une grande tombe à char gauloise

La tombe correspond à un grand monument quadrangulaire entouré par trois enclos (40 m de côté au total). La fouille a conduit à la découverte d'une tombe à char, c'est-à-dire la tombe d'un riche personnage inhumé avec son char. Le défunt était un adulte assez âge mais de sexe indéterminé.

La sépulture ayant été pillée anciennement, l''ensemble du mobilier n'a pu être retrouvé. Il subsistait toutefois des éléments de vêtement (agrafe de ceinture en fer, anneaux, barrette de ceinture, fibules), des éléments appartenant au char et divers objets (disque en bronze, restes de cuir et de tissus).

Au final, la tombe de Molinons est typique des sépultures du début du Ve s. av. J.-C. Si elle était la tombe d'un personnage important, la tombe n'est toutefois pas parmi les sépultures les plus riches de cette époque.

Contexte de la découverte : fouille de sauvetageFouilles Jean-Pierre Sarrazin, 1985Illustration : Luc Baray et al. - La sépulture à char de La Tène a ancienne des « craises » à Molinons (Yonne), Revue Archéologique de l'Est, 62, 2013Lien utile

Mauron (56) - La Rochette

Éperon barré de l'âge du bronze et habitat du début du Moyen Âge

Le site est un petit promontoire qui domine la rivière. Quelques vestiges évoquent une occupation ancienne, au début du Ve millénaire av. J.-C. (Néolithique ancien).

L'occupation la plus importante est masquée par l’aménagement de fossés qui viennent renforcer l'aspect défensif de l'éperon : c'est donc un éperon barré daté du tournant entre le IIe et le Ier millénaire av. J.-C. (Bronze final-début de l'âge du Fer). De nombreux bâtiments en matériaux légers et ancrés sur poteaux indiquent une occupation dense à ces époques.

Après un abandon et une longue période inoccupée, le promontoire est à nouveau occupé au début du Moyen Âge (VIIe-VIIIe s. apr. J.-C.) : une enceinte en bois protège alors une grande maison.

Contexte de la découverte : fouille programméeFouilles Jean-Yves Tinévez, 2003-2007Illustration : Jean-Yves Tinévez et al. - Le site de La Rochette à Mauron (Morbihan) : les multiples occupations d’un promontoire, Revue Archéologique de l'Ouest, 28, 2011Lien utile

Jaunay-Clan (86) - Sous Clan 2

Un ensemble funéraire aristocratique de la fin de l'Antiquité

Ensemble funéraire aristocratique antique constitué de :

- un grand bâtiment maçonné sans aucun aménagement

- un spectaculaire bûcher dans une fosse revêtue de tuiles à plat, et ayant livré des dépôts de grande valeur (verrerie, jeu de dames, céramique, amphores).

- un mausolée (bâtiment maçonné) abritant deux sarcophages massifs en pierre. Chacun des sarcophages comportait un cercueil en plomb. Les restes de textiles (vêtements, aménagement de la tombe) ont été observés, dont des textiles inconnus en Europe ! Des traces d'embaumement avec des matières rares (pourpre, encens) ont également été identifiées.

Cet ensemble funéraire du IIIe-IVe siècle est un exemple des pratiques funéraires de la très haute aristocratie pictonne (cité de Poitiers).

Contexte de la découverte : aménagement d'une zone d'activitésFouilles Archéodunum, 2011-2012Illustration : M. Segard et al. - Sépultures privilégiées dans la cité des Pictons : l’espace funéraire de Jaunay-Clan (Vienne) , Gallia, 76-1, 2019Lien utile

Montpellier (34) - Malbosc

Un petit cimetière rural de la fin de l'époque romaine

Ce petit cimetière du IVe s. apr. J.-C. comprend une vingtaine de tombes. Il s'agit toutes d'inhumations en cercueil ou en coffres en bois.

Des stèles en pierre grossièrement taillées matérialisaient à l'extérieur certaines des tombes.

Divers objets ont été déposés auprès des défunts (contenants en céramique), dont des monnaies et une lampe en fer. Ils servaient de dépôts mais ont pu également servir lors de cérémonies (repas) lors des funérailles (ossements animaux par exemple).

Le nombre limité de sépultures indique qu'il s'agit d'un petit cimetière sans doute associé à un habitat (ferme) peu éloigné.

Contexte de la découverte : aménagement d'une zone d'activitésFouilles Inrap, 2005Illustration : Frédérique Blaizot et al. - L'ensemble funéraire rural de Malbosc (Montpeller, Hérault), Revue Archéologique de Narbonnaise, 41, 2008Lien utile

Cuignières (60) - La Talmouse, Montplaisir

Un grand cimetière mérovingien

Le cimetière a été utilisé entre la seconde moitié du VIe s. et la fin du VIIe s. apr. J.-C. Il comprend environ 230 tombes, organisées de façon assez stricte en plusieurs rangées. Les squelettes sont orientés est-ouest. 25 d'entre eux étaient déposés dans un sarcophage en pierre. Une stèle complète et plusieurs fragments de stèle ont été découverts, dont certains avec des décors sculptés.

Comme souvent pour cette période, de nombreuses tombes ont livré du mobilier archéologique, qu'il s'agisse d'éléments de vêtement ou de parure ou d'objets accompagnant les défunts : scramasaxes (poignards), lances, fibules, boucles d'oreilles, bracelets, plaques-boucles, bouteille en verre, pots en céramique.

Contexte de la découverte : fouille programméeFouilles Roger Jacquinez, 1966-1968Illustration : René Legoux, La nécropole mérovingienne de Cuignières (Oise, Revue Archéologique de Picardie, 3/4, 2013Lien utile

Orléans (45) - La Madeleine

Ferme et établissement religieux du Moyen Âge à la Révolution

IX-Xe siècle : exploitation agricole (peut-être gérée par des religieux)

IXe-Xe siècle : cimetière

Xe-début XIIe siècle : établissement hospitalier (hôpital, accueil des indigents, cimetière)

XII-XVIIIe siècle (abandon à la Révolution) : prieuré de l'ordre de Fontevraud

Contexte de la découverte : réaménagement urbainFouilles Inrap, 1998-1999, 2000, 2006-2007, 2009Illustration : N. Ameye, Inrap, dans Philippe Blanchard et al. 2013, Synthèse des interventions archéologiques au Prieuré de "La Madeleine-Les-Orléans", Bulletin de la Société Archéologique et Historique de l'Orléanais, n° 169, 2013, pp 15-37.Lien utile

Mareuil-sur-Cher (41) - Le Casseux

Un atelier de taille de silex il y a 16 000 ans

Atelier de taille de silex du Magdalénien (environ - 16 000 ans).

Le site a livré de nombreux éclats de silex et restes d'outils (environ 25 000 sur 500 m²).

Il se situe dans un secteur très riche en matière première d'excellente qualité.


Contexte de la découverte : aménagement de l'autoroute A85Fouilles Inrap, 2005Illustration : FOURLOUBEY C. - Mareuil-sur-Cher, "Le Casseux" : un atelier de taille du silex du Paléolithique, in E. Zadora-Rio (dir.) - Atlas Archéologique de Touraine, Supplément à la Revue Archéologique du Centre de la France, 53, FERACF, Tours, 2014.Lien utile

Magny-Cours (58) - Champ Rabatin

Grande villa romaine et village médiéval

La fouille a mis en évidence une partie d'une immense villa gallo-romaine. Les bâtiments sont organisés sur deux ailes parallèles (qui se prolongement de part et d'autre de la route).

Deux trésors monétaires de la fin du IIIe s. y ont été découverts, de même que des éléments de statues.

Le site est réoccupé comme nécropole au début du Moyen Âge (7e-10e siècle).

L'occupation se prolonge durant tout le Moyen Âge (motte avec fossé, église, cimetière, bâtiments en pierre, four à pain) : c'est la paroisse de Cours. L'abandon intervient au 19e siècle (réunification des paroisses de Magny et de Cours).

Contexte de la découverte : aménagement de a Route RN 7Fouilles Archeodunum, 2009Illustration : ArcheodunumLien utile


Contexte de la découverte : réaménagement urbainFouilles Inrap, 1998-1999, 2000, 2006-2007, 2009Lien utile

Sainte-Gemmes-sur-Loire (49) - Les Châtelliers

Une anse de chaudron étrusque en bronze

Lors de travaux de construction de la voie de chemin de fer, diverses ruines gallo-romaines ont été brièvement observées. Parmi les vestiges, une anse d'un chaudron en bronze a été retrouvée. Le motif est celui d'un guerrier, genou reposé sur une palmette, tenant une courte épée d'une main et saisissant un adversaire de l'autre (adversaire dont il ne reste que le bras). C'est un motif courant, dit "guerrier à l'aise" en raison de la posture du personnage. Ce motif permet de dater l'anse du IVe s. av. J.-C. Il s'agit d'une partie d'un grand chaudron importé d'Italie, et destiné à de riches personnages. Si on en connaît pas précisément d'où il provient, on peut penser qu'il marque la présence d'un important habitat gaulois à proximité.

Contexte de la découverte : travaux de construction du chemin de fer, 1847Illustration et source : Michel Provost - Une anse de chaudron étrusques à Sainte-Gemmes-sur-Loire (Maine-et-Loire), Gallia, 41/2, 1983Lien utile